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Xavier Challamel : "un rôle passionnant, une expérience enrichissante"
le 20-01-2016
par Christophe Campiglia
Son équipe a emporté le premier Super 16 masculin, en novembre dernier, à Andrézieux-Bouthéon (42). Rumilly arrive en leader à Saint-Egrève (38), pour la seconde étape (sur cinq) du circuit national. La formation de Haute-Savoie pointe également à la troisième place du classement des quadrettes de première division. Le capitaine Xavier Challamel revient sur le début de saison de son équipe, les objectifs fixés et sur son parcours bouliste, de son initiation à son retour au plus haut-niveau de la discipline.


Quels souvenirs et quels sentiments as-tu après la première victoire à Andrézieux-Bouthéon ?
Je garde en souvenir la finale, où le niveau de jeu a été exceptionnel des deux côtés. La victoire s'est jouée sur des détails. Nous avons eu un début de saison un peu chaotique, n'ayant disputé qu'un seul Grand Prix sur les trois (avec les sélections en équipe de France et l'annulation d'une journée). Décrocher une victoire dans la première étape du Super 16 nous a remis dans le haut de tableau : l'anecdote est que nous avions attaqué Andrézieux Bouthéon en étant en dernière place du classement ! 


Parles-nous de ta quadrette et de l'apport de Grégory Chirat cette saison ?
C'est la troisième année que nous évoluons ainsi. Nous nous connaissons de mieux en mieux : cela a renforcé l'équipe lors des moments intenses ou compliqués sur les terrains. Le départ de David Dupraz a laissé un grand vide et il nous fallait trouver un joueur du même calibre. Nous avons discuté de cela avec Grégory Chirat lors du GDP Vendôme à Gap. 

Au départ, il s'agissait de faire une saison du Meeting. Cela nous a bien réussi avec une victoire dans la première étape (à Saint-Chamond) et une finale lors de la seconde (à Saint-Maurice l'Exil). A l'issue, j'ai demandé à notre renfort s'il était intéressé pour rejoindre la quadrette, il a répondu favorablement. Quand on intègre un joueur tel que lui, qui est au sommet de la planète Boules, il est sûr que cela change la donne : on attaque la compétition différement, en terme de confiance mais aussi en terme d'objectifs. Sa présence dans les moments cruciaux renforcent l'équipe. Au delà, c'est un garçon super gentil et hyper simple : je veux bien avoir des joueurs comme lui à gérer tous les jours dans une équipe !

Comment as-tu découvert les boules ?
J'ai découvert le jeu en septembre 1987, par le plus grand des hasards : je jouais au foot et j'avais un entraîneur qui jouait aux boules. Il avait envoyé des convocations pour nous faire découvrir ce sport : cela a démarré comme cela. C'était à Thônes, dans notre petit village de Haute-Savoie. Il y avait un club de boules où les gens s'intéressaient déjà à la formation des jeunes, trouvant que faire une connexion entre les joueurs de boules et ceux du football avait un sens. Beaucoup de footballeur, à la fin de leur carrière, cherche une activité sportive autre, car en général ils aiment le sport.  Le Sport Boules permet un bon transfert d'une discipline à l'autre. 


J'ai enchaîné : en cadet, j'ai eu la chance de disputer plusieurs championnats de France successifs. Le premier était au Mans, on se demandait ce que l'on faisait là, venus de notre village, on découvrait tout cela. C'était en 1988, nous avons pris deux bonnes volées ! Ce n'est pas grave, on apprenait la vie, c'était très bien !

Quel a été ton parcours bouliste par la suite ?
J'ai beaucoup joué jusqu'en 2004, d'abord en national à Thônes avec Dominique Chappuis et Maurice Alberti : cela a été ma première expérience du haut niveau. Après avoir levé le pied pour mes études, je suis parti en 1997 à la Motte en première division, c'était une très belle expérience, même si, avec le recul, je pense qu'il y avait un océan pour pouvoir prétendre y jouer comme tireur. Mais toute expérience est bonne à vivre. J'ai passé huit années à la Motte où j'ai appris ce qu'était le haut niveau, au contact de grands joueurs.

En 2004, mes intérêts personnels prennent le pas sur ma passion. Je suis papa pour la première fois en 2005, une seconde fois en 2008. En 2005, je me dis que si un jour j'avais des entreprises, je retournerai jouer au haut-niveau : c'était un des éléments qui me motiverait à rejouer aux boules. J'ai repris les boules en 2010 en troisième division, mes frères me sollicitant régulièrement pour jouer avec eux. En 2011, les faits de la vie me font devenir entrepreneur : je rachète avec des salariés la société dans laquelle je travaillais et qui connaissait des difficultés, depuis j'en ai créé trois autres.


De là, mon idée de retrouver le haut niveau revient, avec en ligne de mire le GDP Vendôme que j'avais découvert lors d'une étape à Mâcon.  J'avais trouvé cette compétition extraordinaire pour le haut-niveau, mais aussi pour l'image véhiculée pour notre discipline. Je tiens à le préciser car sans cette compétition et la possibilité d'y participer, je ne serais pas revenu au Sport Boules. J'en profite pour remercier messieurs Jean-François Gobertier, Fabrice La Posta, Sébastien Grail et Emmanuel Bilon, les organisateurs.

Mais j'avais une idée précise de ce que je souhaitais. J'ai demandé à Alain Thevenin, mon fidèle partenaire, de suivre l'équipe où jouait David Dupraz et Pascal Persico, que je connaissais bien pour les avoir croisé à de nombreuses reprises. Ils jouaient à l'époque avec monsieur Baudot. Après avoir beaucoup échangé avec Danny Montels, l'équipe s'est constituée pour la saison 2013/2014. Nous attaquons ensemble la troisième saison.


Quels sont les objectifs fixés pour la saison ?
Avec l'effectif de l'équipe, les objectifs sont clairs : les GDP Vendôme, les France double et quadrette et les cinq Super 16. Sur cette dernière compétition, une mention spéciale au dernier car c'est également Bellecour et tout bouliste rêve de gagner Bellecour dans sa carrière.

Quelle question aurais tu aimé que je te pose et quelle réponse y aurais tu apporté ?
Qu'est ce qui te fais avancer dans le Sport Boules ? Je trouve passionnant de pouvoir gérer une équipe : ce n'est pas toujours simple. Il faut pouvoir gérer des situations délicates, qui sont les aléas du sport de haut niveau. J'ai la chance de pouvoir être à la fois joueur et manager d'une équipe : c'est un rôle vraiment passionnant et une expérience enrichissante, parce que j'adore le monde des boules et j'adore mes joueurs : Pascal (Persico), Danny (Montels), Jérôme (Benoit), Grégory (Chirat) et Alain (Thevenin), je vous remercie.

Photos : Guy Villard (Sport Boules Magazine), Office de Tourisme de ThônesMetting GDP Vendôme.

En savoir plus :

Préparer le Super 16 de Saint-Egrève avec la plaquette de présentation.

Revoir la finale du Super 16 d'Andrézieux-Bouthéon sur Sport Boules DIFFUSION.

Retrouver Xavier Challamel et Rumilly au Meeting GDP Vendôme sur le site officiel.

Découvrir Thônes et les villages du Val Sulens avec l'Office de Tourisme de Thônes.




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